Hoffmann à Tôkyô, paru fin août 2007

Dans ce premier roman, Didier da Silva affine et affirme une langue rare, précieuse à
tous les sens du terme. Syntaxe travaillée, fluidité des virgules, choc des inversions, ruptures de rythme. Du grand art, derrière cette fausse naïveté (...)
Style japonisant, sans doute, poussé au bord du pastiche (...) Le risque est bien sûr une forme de détachement exacerbé. Rien de cela ici. L’émotion sourd à
chaque phrase, à chaque page.
Treize mille jours moins un, paru le 5 novembre 2008
En déployant le potentiel dramatique en germe dans chaque microévénement, Didier da Silva
choisit clairement de tourner le dos aux poncifs romanesques, leur préférant la justesse du mot, la finesse du dire, la mélodie tout en bémols de la musique intérieure. Usant des mots comme des
notes, Treize mille jours moins un n'est ni plus ni moins l'oeuvre d'un musicien, ariette jouée d'un ton léger “sur le tempo d'un coeur qui bat”.
Une petite forme,
paru le 20 janvier 2011
Le texte de Didier da Silva met en scène un personnage dont le métier, il est « travailleur à domicile », consiste à corriger de stupides romans d'amour, et que cela déprime – on le comprend. Il se livre donc à une suite de considérations désabusées sur la vie et sa vie, pleines d'humour et d'auto-dérision, de lucidité. C'est drôle et touchant, juste, discrètement désespéré. Les dessins de François Matton qui constellent ce récit, qui parfois l'interrompent, lui font un écho très réussi, joliment dévié parfois.
(Présentation de l'éditeur)
L'Automne Zéro
Neuf, paru le 26 janvier 2011
L’automne est une saison mélancolique, c’est connu. Celui de l’année 2009 n’a pas dérogé à la règle, bien que les spécialistes s’accordent à dire qu’il fut exceptionnellement doux. Ma vie pendant ce temps, en revanche, n’a pas eu grand-chose d’exceptionnel ; mais qui peut se vanter du contraire ? Il n’en reste pas moins que cette saison particulière a été pour moi ― comme pour vous, sans doute ― unique en son genre : une combinaison inimitable de joies et de déroutes, d’exaltations et de passages à vide, de grands plaisirs et de petits tracas (ou l’inverse). Magie du point de vue, ces riens mis bout à bout formeraient presque une légende, du moment que l’on a décidé d’en faire un livre ; grosso modo, tout y est vrai.
D. d. S