Vitrine (mes livres)

 

L'ironie du sort, paru le 20 février 2014

 

couverture

 

Les coïncidences sont stupéfiantes, c’est leur pente naturelle. L’ironie du sort entend dévaler cette pente et s’enivrer de la vitesse acquise. On y rencontrera, simples silhouettes ou héros récurrents, environ deux cents personnages : artistes, assassins, acteurs, explorateurs — bref des vies déraisonnables, admirables ou cauchemardesques, comme autant de destins possibles. L’ironie du sort veut croire que tout se tient et n’a eu pour le démontrer que l’embarras du choix. C’est un genre de conte fantastique où tout est pourtant véridique, une rêverie sur les signes dont les correspondances et les symétries innombrables peuvent engendrer le rire, l’incrédulité, la foi, une fascination proche de la folie, voire une légère paranoïa (on s’en amusera) ; ou encore cet émoi incommensurable dont parlait Stevenson, cette impression de je ne sais quoi de pathétique au cœur des choses, faite de deux éléments accouplés : une attraction et une horreur sans borne.

D. d. S.

 

 

Cent cinquante pages cousues d’un fil qui bien que d’or est aussi d’Ariane, cent cinquante pages que le lecteur que vous êtes va, en minotaure captif et consentant, suivre patiemment et fiévreusement […] lancez-vous sans hésiter dans ce livre pneumatiquement retors qui ne cesse de renaître de ses courts-circuits […] ce long continuum truqué mais génialement articulé, grisé par la vitesse, les voltes, les virements.

Christophe Claro, Le Clavier Cannibale

 

Je crois qu’il est impossible de lire ce livre magnifique autrement que d’une traite, sans s’arrêter, d’un souffle, car ce livre est une flèche, celle du temps fonçant droit sur sa cible […] Car au final, tout s’écrit, tout s’éclaire, et la flèche du temps finit par atteindre son but, son objectif... en plein cœur. Le cœur du lecteur.

Pierre Ménard, Liminaire

 

Ce marabout/bout d’ficelle tissant la concaténation d’événements disparates forme une virtuose sotie pétrie d’absurde. Jubilatoire.

Sean James Rose, Livres-Hebdo

 

L’ironie du sort est un livre qui va à toute vitesse […] un roman bref et épique dont le souffle ne se dément pas quoiqu’il soit constitué d’une érudition [qui] n’y est jamais cuistrerie, bien au contraire, elle est une pure narration, la plus passionnante des intrigues […]

Mathieu Lindon, Libération

 

Toboggan spatio-temporel [...] potentiellement infini [...] où tout se résout dans un instant de grâce. 

Philippe Annocque, Hublots

 

Venez et goûtez ces phrases lancées à la poursuite de quelque chose de rare : le sentiment du merveilleux.

Sébastien Lapaque, Le Figaro

 

Bluffant.

 Daniel Martin, La Montagne

 

De la haute-voltige sans filet, avec un brin d'humour cynique qui n'est pas détestable [...] Fascinant.

Anne Duprez, Aqui.fr 

 

Un bel exercice de style, hanté par l'obsession des coïncidences et le sentiment de la fuite du temps.

Bernard Quiriny, Trois Couleurs

 

 

 

 

***

 

Une petite forme, paru le 20 janvier 2011

 

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Le texte de Didier da Silva met en scène un personnage dont le métier, il est « travailleur à domicile », consiste à corriger de stupides romans d'amour, et que cela déprime – on le comprend. Il se livre donc à une suite de considérations désabusées sur la vie et sa vie, pleines d'humour et d'auto-dérision, de lucidité. C'est drôle et touchant, juste, discrètement désespéré. Les dessins de François Matton qui constellent ce récit, qui parfois l'interrompent, lui font un écho très réussi, joliment dévié parfois.

 

(Présentation de l'éditeur)

 

 

 

 

 

 

 

 

  L'Automne Zéro Neuf, paru le 26 janvier 2011

 

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L’automne est une saison mélancolique, c’est connu. Celui de l’année 2009 n’a pas dérogé à la règle, bien que les spécialistes s’accordent à dire qu’il fut exceptionnellement doux. Ma vie pendant ce temps, en revanche, n’a pas eu grand-chose d’exceptionnel ; mais qui peut se vanter du contraire ? Il n’en reste pas moins que cette saison particulière a été pour moi comme pour vous, sans doute unique en son genre : une combinaison inimitable de joies et de déroutes, d’exaltations et de passages à vide, de grands plaisirs et de petits tracas (ou l’inverse). Magie du point de vue, ces riens mis bout à bout formeraient presque une légende, du moment que l’on a décidé d’en faire un livre ; grosso modo, tout y est vrai.

 

D. d. S

 

 




Treize mille jours moins un,
paru le 5 novembre 2008

 

En déployant le potentiel dramatique en germe dans chaque microévénement, Didier da Silva choisit clairement de tourner le dos aux poncifs romanesques, leur préférant la justesse du mot, la finesse du dire, la mélodie tout en bémols de la musique intérieure. Usant des mots comme des notes, Treize mille jours moins un n'est ni plus ni moins l'oeuvre d'un musicien, ariette jouée d'un ton léger “sur le tempo d'un coeur qui bat”.

Marine Polselli, evene.fr



Livre disponible sur Internet :
place des libraires
amazon, chapitre, fnac

 

 

 

 

 


Hoffmann à Tôkyô, paru fin août 2007


 

 

Dans ce premier roman, Didier da Silva affine et affirme une langue rare, précieuse à tous les sens du terme. Syntaxe travaillée, fluidité des virgules, choc des inversions, ruptures de rythme. Du grand art, derrière cette fausse naïveté (...) Style japonisant, sans doute, poussé au bord du pastiche (...) Le risque est bien sûr une forme de détachement exacerbé. Rien de cela ici. L’émotion sourd à chaque phrase, à chaque page.

Jean-Pierre Naugrette, Revue des Deux Mondes, février 2008



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