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Couperin et moi

Vendredi 7 septembre 2012 5 07 /09 /Sep /2012 12:00

 

 

 

 

 

[...] la dissolution du temps, la dissolution du réel, l'irrépressible nostalgie de ce qui n'est pas, de ce qui n'est plus ; et par-dessus tout, cette berceuse inlassablement répétée, pour se consoler soi-même.

Philippe Beaussant, François Couperin

 

 

 

 

Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Mardi 27 décembre 2011 2 27 /12 /Déc /2011 14:06

 

Les Canaries avecque leur Double, évidemment. Plus le ciel d'aujourd'hui.

 

 

 

 


 

Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Lundi 7 novembre 2011 1 07 /11 /Nov /2011 15:48

 

Objet : Vostre amour pour Couperin
le 6/11/11 à 16:01

Monsieur,

Comme vous, je suis tombé amoureux de Couperin il y a quelques années. J'ai même suivi des leçons de clavecin, et un facteur en Pays-Bas m'a construit une copie de l'instrument "van den Elsche". Ma fidélité à François a déjà porté à l'exaspération deux maistres de musique, car c'est un régime peu équilibré du point de vue didactique & je sçuis un élève impérieux & meschant.
Vostre nom de famille me faict penser à une pièce de Forqueray, La Sylva. On ne sait pas d'où vient ce nom, mais j'ai osé avancer l'hypothèse que les Forqueray devoient avoir cognu le médecin Jean-Baptiste Silva. Escoultez cette pièce lente & rêveuse sur youtube.
Elle est pour vous : j'ai scanné la partition sous pdf & je peux vous la mander par courriel.

Amitiés

A.

 

À quoi je répondis ce matin : 

 

Superbe pièce ! J'étais sans la sçavoir. Mandez-la moi, je vous en serai infiniment reconnoissant. 
Je vous envie le clavecin ; je n'en ai jamais touché ni même approché. Mais je besogne depuis si longtemps à présent François sur le piano, si j'ose dire, que ce serait une bien étrange chose pour moi de le tâter sur l'épinette. 

Bien amicalement,

D.

 

Ce jour d'hui, à midi, je recevais ledit pdf, accompagné de sa table des agréments, et je m'attelais aussitôt à le déchiffrer. Voici donc, sous mes doigts débiles, cette Sylva, qu'on doit jouer très tendrement. Mes plus chaleureux remerciements à ce gentilhomme, recevoir de tels mails réconcilie avec l'existence...


 

 

 


Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Samedi 5 novembre 2011 6 05 /11 /Nov /2011 15:19

 

pour Elisabeth S. 

 

Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Jeudi 15 septembre 2011 4 15 /09 /Sep /2011 13:59

 

 

 

pour tous les François, et les autres.

 

 

Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Jeudi 8 septembre 2011 4 08 /09 /Sep /2011 20:29

 

 

 

Depuis quelques jours que je vais mieux, d'ailleurs, Daisy a repris du service, toute ma collection de musiques tristes à périr y passe, Dieu sait si j'en ai accumulé au fil des années, c'est quand je pète la forme que je prends le plus de plaisir à faire jouer des berceuses pour enfants morts [...]
(L'Automne Zéro Neuf, p. 74)

 

 

Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Samedi 29 août 2009 6 29 /08 /Août /2009 07:15








Trois petits tours et puis s'en vont : ça y est, j'ai vidé mon sac.





La Rafraichissante. Nonchalamment.
(Neuvième Ordre)



La Ménetou, rondeau. Gracieusement, sans lenteur.
(Septième Ordre)



Les petits âges. 2eme partie : L'Enfantine.
(Septième Ordre)



Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Mercredi 26 août 2009 3 26 /08 /Août /2009 04:35










Je rappelle que c'était ma toute première prestation en public,
et demande pardon à François pour les fausses notes...







Le Dodo, ou l'amour au berceau, pièce croisée.
Sur le mouvement des berceuses.
(Quinzième Ordre)




Le Rossignol en amour. Lentement,
et très tendrement, quoy que mesuré.
(Quatorzième Ordre)




Les Regrets. Languissamment.
(Troisième Ordre)




Les Rozeaux. Tendrement, sans lenteur.
(Treizième Ordre)




*


Rien à voir, encore que, mais je viens de le lire :




Quand je ne suis pas trop triste pour en écouter, ma consolation est dans la musique, j'ai complété le théâtrophone par l'achat d'un pianola. Malheureusement on n'a pas justement les morceaux que je voudrais jouer. Le sublime XIVe quatuor de Beethoven n'existe pas dans leurs rouleaux. À ma réquisition ils ont répondu que "jamais un seul de leurs quinze mille abonnés depuis dix ans ne leur avait demandé ce quatuor." Je n'ai pas démêlé s'ils en tiraient une conclusion fâcheuse à l'égard de leurs quinze mille abonnés ou bien du quatorzième quatuor.

Marcel Proust à Madame Straus,
le lundi 5 janvier 1914





Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /Août /2009 08:59






hier à la fenêtre (photo J.)





Il me reste encore des Couperin, en voici une première louchée.





La Distraite. Tendrement, et très lié.
(Seizième Ordre)




Les petits âges. 1ere partie : La muse naissante.
(Septième Ordre)




L'Épineuse, rondeau.
(Vingt-sixième Ordre)




La Voluptueuse. Tendrement, &c.
(Second Ordre)



Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Jeudi 6 novembre 2008 4 06 /11 /Nov /2008 08:06





















François Couperin,
Les ombres errantes

Languissamment.




(pour B. G.-B.)

























































Georges de La Tour
Madeleine à la veilleuse (détail)
Madeleine en pénitence







Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Jeudi 11 septembre 2008 4 11 /09 /Sep /2008 11:28






François Couperin, La petite Pince-sans-rire



Berthe Morisot, Jeune fille dans un parc


(Toujours le même concert, en quatorzième position dans le programme,
cette fois ; la pièce est issue du vingt-et-unième Ordre...)




Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Mercredi 10 septembre 2008 3 10 /09 /Sep /2008 18:56




François Couperin, Les Sylvains, rondeau.



Pierre Paul Rubens, Silène et faunes avec bacchantes



(c'était le samedi 14 octobre 2006, la pièce ouvrait le concert (mon tout premier) et j'étais mort de trac, mais j'aime tant ces Sylvains que je voulais vous les faire écouter d'abord, comme je l'avais voulu alors - pianistes chevronnés, passez votre chemin - et saluez pour moi ces faunes, là-bas, aux danses lasses et aux regards sombres...)







Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Lundi 11 août 2008 1 11 /08 /Août /2008 07:02



Je suis tombé amoureux de François Couperin il y a cinq ou six ans, quand je me suis mis à le jouer. Je veux dire par là que je l’avais très peu écouté par le disque et jamais en concert quand j’ai fait l’acquisition des deux volumes, rassemblant les 27 ordres de ses pièces pour clavecin, de la collection Dover. Cette maison américaine, bien connue des musiciens pauvres (prix imbattable, étant donné la cherté ordinaire des partitions) reproduit en l’occurrence l’édition établie par Brahms et Chrysander, peut-être pas la plus “scientifique” pour un baroqueux mais comme je la joue au piano, de toute façon... Les deux volumes sont aujourd’hui bien fatigués, décousus par endroits, déchirés à d’autres (les tournements de pages dans les morceaux rapides sont parfois périlleux). La couverture du premier est jaune pâle, celle du second bleu clair ; toutes deux s’ornent du même portrait de Couperin en robe de chambre, le coude droit posé sur un guéridon soutenant un plume dans un encrier, la main gauche tenant un feuille de papier réglé, la tête de face peu expressive, la bouche mince et la moustache fine. 

Déchiffrer une musique que vous ne connaissez pas, c’est l’inventer en la découvrant. Pour peu que cette musique vous parle, et que son langage vous paraisse naturel, vous vous l’appropriez comme nulle autre. Bien plus tard, après avoir traduit dans mon petit idiome et avec quelles délices la totalité des pièces, j’ai écouté le Couperin de Sempé, de Rannou, de Meyer, de Tharaud : ce n’est pas le mien. Je ne prétends nullement évidemment que le mien leur soit supérieur (ce sont de grands artistes, et moi un amateur qui ferait rire un Chinois de six ans — allez, huit ans, ne nous sous-estimons pas*) ; c’est le mien, c’est tout. Dans l’intimité je l’appelle François, et il me semble mieux le connaître que certains de mes amis. 

 



 


Je sais très bien l’épaisseur des siècles et des malentendus, tout ce qui s’est perdu. Il est fort possible que ma façon de jouer sa musique ait transformé sa dépouille en toupie, s’il est vrai que les morts trahis se retournent dans leur tombe. Mais dans l’intimité encore, et pour tout dire, je n’en crois rien. Seul avec mon piano, n’ayant de comptes à rendre à personne sinon à lui, qui est ma créature, je puis penser toute honte bue et même évaporée qu’il a écrit pour moi, sachant combien j’aimerais et comprendrais leur mélancolie, leur malice, leur modestie, 

 


Les Sylvains, La Majesteuse, Les Sentiments, 

Les plaisirs de Saint Germain en Laÿe,

La Prude, La Voluptueuse,

La Ténébreuse, La Lugubre,

Les Laurentines, Les Regrets, La Favorite,

La Marche des Gris-vêtus,

Les Ondes et Les Agréments, Les Langueurs-Tendres et Les Bergeries,

Les petites chrémiéres de Bagnolet,

La Ménetou, La Muse Naissante et L’enfantine,

L’Unique et La Rafraichissante,

La Princesse de Sens et La Séduisante,

Les Graces-Naturéles,

Les Lis naissans, Les Rozeaux, Les Juméles,

Les Folies françaises et L’âme en peine,

Le Rossignol en amour et Les Fauvétes plaintives,

Le Dodo ou l’amour au berceau,

L’Himen-Amour et La Distraite,

L’Ingénue et La Muse-Plantine,

La reine des coeurs et La petite Pince-sans-rire,

Les tours de passe-passe et Les Tricoteuses,

Les vieux Seigneurs et L’Amphibie,

La Belle et Les ombres errantes,

La Convalescente et L’Epineuse,

L’Exquise,

 


Oui, tout ce petit monde idéal, heureusement idéal bien sûr, toute cette parade j’en ai seul la clef, comme disait l’autre...

Et entre toutes ces pièces je tends des fils aussi, et je chante. C’est ma pop. Gai ou triste, elle s’accorde à toutes mes humeurs. J’y suis tout de suite comme un poisson dans l’eau ; la musique de François pour moi est à la bonne température — et c’est un fin ruisseau plein de lumière et d’ombre.

 

 


 



* Mais la pratique d'un instrument
n'est pas une olympiade...


Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 09:30





A l'égard des grimaces du visage on peut s'en coriger soy=même en mèttant un miroir sur le pupittre de l'épinette, ou du clavecin.
François Couperin










Du même monsieur, Les amusemens, par votre serviteur






Par Didier da - Publié dans : Couperin et moi
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