(Documents exhumés etc., ter)
À la même époque, c’est-à-dire à la fin du siècle dernier, je signais des critiques, surtout théâtrales, dans le journal La Marseillaise. Pendant trois ou quatre ans, grâce au soutien amusé de la rédactrice en chef des pages culturelles, je fus libre d’y écrire ce que je voulais — jusqu’à ce que quelques théâtres dont je n’avais pas eu l’heur de goûter les productions (et habitués de la part de la presse régionale à plus de complaisance ou de diplomatie) attirent l’attention de la direction du journal sur ma prose, et menacent, si je continuais à sévir, de ne plus s’offrir d’encarts publicitaires dans ses colonnes. Sensible à cet argument artistique, la direction finit par me remercier, ce qui ne lui coûta pas grand-chose, vu qu’elle ne me rétribuait pas. Je me payais moi-même en exerçant sans retenue mon esprit critique (rien n’était plus satisfaisant que de se venger en 2000 signes d’une heure d’ennui) : ci-dessous, à titre d’exemple, un article daté du 3 avril 1998.
Bien sûr, il arrivait que des spectacles m’enchantent. Mais c’est moins drôle à relire, avec le temps.
Un autre, daté du 9 octobre 1997
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