Lundi 5 mars 2012 1 05 /03 /Mars /2012 12:06

 

Tuant efficacement un dimanche après-midi, avec à l’esprit que ce blog fêterait bientôt ses quatre ans et qu’il fallait (?) faire un truc pour marquer le coup, j’ai relevé deux phrases dans chacune des 48 pages qui le composent à ce jour (de presque autant d'auteurs), et une image de temps en temps (que j’aurai faite). Fatalement, ça raconte quelque chose. 

 

48. Le pianiste joue toutes lignes, s'il le peut. C'est tout ce que je peux dire. 

 

47. Que c’est étrange, l’automne du jour. Tel est l’état d’esprit naturel de l’artiste.

 

46. Il ne savait pas ce qu’était la couleur. Plusieurs petites Anglaises, danseuses de music-hall ?

 

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45. Je n’ai toujours pas compris ce qu’était le réel. Le japonais possède un mot ayant la même sonorité.

 

44. La fadeur crée la distance. On ne songe jamais assez à Claude Debussy.

 

43. On voit ainsi que les hommes ont beaucoup plus de temps à perdre que les chats. Il n’y a rien de plus respectable et de plus estimable que de savoir soi-même à quel point on est un imbécile.

 

42. Ce livre est-il vraiment bon ? “L’Élan vers le meilleur dans la péninsule balkanique.”

 

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41. Convaincre les gens n'est pas facile. Étais-je à moi-même ma propre compagnie ?

 

40. Selon lui, il n’y avait pas tant de choses à dire. Il ne savait plus comment les formuler ni comment les taire.

 

39. Je suis inanimé, stupide, absolument privé d’enthousiasme. Un poème de plus sur les pins de Shiogoshi serait comme un sixième doigt à la main.

 

38. La splendeur inoubliable de l’avoir-été. De ce qui fut autrefois le sanatorium il ne reste plus qu’un petit tas de sciure très fine.

 

37. Grands dieux ! Mais tu dégoulines ! Hélas, si j’étais chez les nains !

 

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36. Ne courons pas après la beauté. C’est inouï ce que j’éprouve sur les bords de la mer.

 

35. L’hyper-sécrétion salivaire ne suffit plus. Vendredi prochain, s’il plaît à Dieu, je me propose d’être ivre.

 

34. Sentir, c’est être inattentif. L’homme ne tient rien qui ne file et s’ensauve, pas mesme son temps.

 

33. Tes yeux sont doux comme ceux d’une fille. Si le général l’a ordonné, il faut obéir.

 

32. J’ai gaspillé mes heures. Les gens s’acharnent sur les paresseux.

 

31. Chacun de nous a son propre alcool. L’art est une question de virgules.

 

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30. La monotonie de la vie humaine. Tout ce qui naît vient à mourir.

 

29. J’emmerde l’art. S’étonner de quoi que ce soit dans la vie !

 

28. L’avenir appartient aux artistes. La luciole éclaire sans regret dans une nuit sans lune.

 

27. Monsieur, je n’aime pas les spécialistes. C’est surtout ton bon Dieu que j’ai sur l’estomac.

 

26. Finalement, je m’en allai quand même. C’est quand même une chose formidable que le pensée.

 

25. C’étaient des plaisirs sans limites. La poésie, c’est le mois de janvier.

 

24. Et tout à refaire demain sans doute. Mes journées sont mal rangées.

 

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23. Ce n’est point une nécessité qu’il y ait du sang et des morts dans une tragédie. Je suis de ceux dont les désirs sont sur la terre.

 

22. Conter cette histoire serait un vain pastiche. Je ne sais pas si je n’ai rien à dire, je sais que je ne dis rien.

 

21. Chaque chose est comme au bord d’un précipice. Tu m’as déjà raconté cette histoire.

 

20. Éviter toute exaltation sacrilège. Ne toussez pas. 

 

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19. Vous me plaisez, jeune homme, parce que vous paraissez déterminé à aller au diable par un chemin à vous. Les yogis sont trop efficaces.

 

18. Si peu que ce soit, c’est toujours autant. Je suis inconsolable à l’idée que mon érémitisme soit devenu la fable de la ville.

 

17. Tout idée que l’on suit jusqu’au bout arrive à l’absurde ou au néant. Cette absence d’inquiétude m’inquiète un peu.

 

16. Cet homme qui n’osait pas tourner le cou de peur de s’enrhumer est le plus grand poète de notre temps. Enfin une vie charmante.

 

15. Bien égaux tes soupirs. La nuit suivait le jour comme le battement d’une grande aile noire.

 

14. Il n’y a pas de certitudes, même grammaticales. Il faut créer aussi longtemps qu’il fait jour.

 

13. J’ignore le nombre de mes châteaux. Ma consolation est dans la musique.

 

12. A-t-on le droit d’enlaidir froidement notre pauvre vie ? Et si ma vie n’était qu’un cliché ?

 

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11. Il est toujours sincèrement surpris quand une connaissance se plaint auprès de lui de la tristesse de ses récits, il rétorque qu'il était tellement joyeux quand il les écrivait, il ne comprend pas ce qui s'est passé. Il semble que le destin ait voulu ajouter la dérision au désespoir de notre existence.

 

10. Il convient de passer vite à autre chose. Demandez au vent quelle feuille tombera la première.

 

9. La douleur, c’est nous et personne d’autre qui l’ajoutons. Tirez-en les conclusions métaphysiques qui s’imposent.

 

8. Clarinette basse et jus de raisin ? Je tiens à vous avertir qu’on ne me prend guère par le pathétique.

 

7. Les oiseaux ne chantent pas dans les cavernes. Puisque nous existons il fallait bien que nous existassions.

 

6. C’est purement affaire de musique que son incrédulité. Le manque de congruité entre nous-mêmes et ces choses.

 

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5. L’œil est indispensable. Ô mon âme d’autrefois.

 

4. Embrasser une chose revient à en refuser mille. Une attraction et une horreur sans bornes.

 

3. Je n’ai jamais aimé le mystère, que confortable. Mais l’azur de l’espace inonde mes habits.

 

2. Ça ne pouvait pas durer, m’étais-je dit. Ce n’est pas la fin du monde.

 

  1. L’ennemi c’est le temps. Seules les tombes sont réelles. 

 

 

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Ce résumé établi, poursuivons. 

 

 


Par Didier da - Publié dans : Liez-moi tout ça
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