Je t’écoute dormir, comme chaque nuit, c’est l’avantage de se lever bien avant toi. Le ressac de ton souffle est une mer intérieure, ma veille est balnéaire. Et chaque nuit, sur ma berge, je l’entends refluer vers moi, cette eau qui à coup sûr me lavera de toutes les saletés : on ne vit pas d’amour et d’eau fraîche en effet mais d’amour seul, qui est l’eau fraîche elle-même.
Mes ironies s'y noient.